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SARA 2019 – L’entreprise Koudijs veut professionnaliser l’élevage de la volaille d’ici 2030

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Le représentant de l’entreprise néerlandaise Koudijs en Cà´te d’Ivoire, Jérémie Kéyé, a annoncé ce lundi 25 novembre, lors d’un panel sur l’agriculture organisé par les Pays-Bas, l’intention de son organisation de professionnaliser le secteur de la volaille. Notamment par la création, d’ici 2030, d’un stock de sécurité, un dépà´t sous douane avec la possibilité d’exporter vers les autres pays africains, la création d’une école de formation pour encadrer les éleveurs, et d’un nouveau genre de poussins vacciné dès le premier jour. Ce type de poussin donne lieu à un poulet qui contient moins d’os donc plus de chaire. C’était en marge de la 5e édition du Salon international de l’agriculture et des ressources animales (SARA), qui se tient à Port-Bouet, route de l’aéroport, au Parc d’exposition.

L’avantage du poussin déjà vacciné

L’avantage du poussin déjà vacciné dès le premier jour équivaut pour le fournisseur à faire une partie du travail du fermier, ce qui multiplie la capacité de survie des poussins. Lorsqu’on essaie d’administrer les vaccins dans les fermes, pas mal de problèmes sont constatés quant au mauvais déroulement de la vaccination lorsque le fermier ne les maitrise pas convenablement. Mais avec le matériel dont il dispose, selon les explications, le risque à ce niveau est complètement nul. Mieux, le fermier arrive même à détecter lorsque le poussin n’est pas vacciné.

Poursuivant, Jérémie Kéyé a soutenu que parler aujourd’hui de poulet de 45 jours était tout à fait illogique, du fait de l’avancée de la science. En clair, lorsqu’on parle de 45 jours, cela revient à dire qu’en 45 jours, il y’a un volume (poids des poulets) qu’on doit avoir par mètre carré. « A l’époque à 45 jours, le poulet avait un poids de 1,5 Kg. Aujourd’hui, le poussin qui, au départ, pesait 40g, fera 2 Kg en l’espace de 35 jours, pas évident d’attendre encore 45 jours. Toutefois, si le fermier attend 45 jours, ses poulet feront entre 2,5 et 3 Kg », martèle-t-il. Reste à l’éleveur de mettre ces conseils en pratique, concernant le type de poussins qu’il souhaite instaurer, l’aliment adéquat, et comment les nourrir pour pouvoir atteindre les objectifs fixés.

Améliorer la pratique quotidienne du métier

En dépit de ce que l’on pourrait penser, soutient le représentant de l’entreprise néerlandaise Koudijs, ce n’est pas seul l’aliment qui permet la croissance du poulet. Il y’a plusieurs paramètres qui entrent en ligne de compte, notamment la génétique qui est le premier facteur, ensuite l’alimentation, et enfin le paramètre le plus important qui est la technicité, « la pratique quotidienne du métier qui est de s’occuper chaque jour de ses poulets. » Que ce soit avec du Cobb 500 ou 300 (variété de poussin), ajoute le spécialiste, l’on obtient aujourd’hui en 35 jours 2,225 Kg pour un poulet. Cela n’est vrai qu’à condition que le suivi des aliments se fasse comme il le faut.

Un complexe avicole et un centre de formation révolutionnaires

C’est sur l’autoroute du nord, dans la même zone que Brassivoire, et sur une superficie de 20 hectares, que l’entreprise Koudijs, spécialisée dans l’alimentaire animalier, compte installer un complexe avicole et un centre de formation. Ce centre, précise Jérémie Kéré, ne sera pas un établissement supérieur pour les métiers de l’agriculture comme on a l’habitude de le voir, mais un centre axé sur la formation pratique de jeunes qui aspirent aux métiers de l’élevage, et qui iront par la suite encadrer les éleveurs en manque d’expérience. Sur cet espace, l’on retrouvera des porcs, des fermes de poulets, des piscicultures au plan expérimental, afin d’achever la formation des élèves qui sortiront de cette l’école.

Le centre vient répondre au besoin de professionnalisation du secteur. Il ressort d’une étude que la plupart des personnes qui y exercent se sont lancées dans le domaine juste parce qu’elles en avaient les moyens, mais sans aucune expérience. Avec toutes ces actions, la filiale ivoirienne de Koudijs compte transformer le secteur de la volaille en Cà´te d’Ivoire, toutefois, admet-elle, cela ne sera possible qu’avec ceux qui auront épousé la vision de se professionnaliser.

Gnahoré Toti

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