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Mis à jour : 28 juin 2026, 06:51
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Transferts internationaux – « Des banques qui ne respectent pas les règles en Côte d’Ivoire seront sanctionnées par la BCEAO » (Koné Tiémoko Meyliet)

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Le gouverneur de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’ouest (BCEAO), Koné Tiémoko Meyliet, a été interpellé au cours du Ti’déj de la CGECI dont il était le keynote, ce jeudi 1er mars à la maison de l’entreprise, sur les problèmes auxquels les sociétés sont confrontées en Côte d’Ivoire principalement dans les opérations de transfert d’argent internationaux. « Depuis plusieurs mois, les entreprises ivoiriennes subissent un allongement excessif des délais d’exécution des transferts internationaux. Elles subissent également une importante augmentation, pour ne pas dire une explosion, des coûts de ces transferts », dénonce Jean Luc Menudier, le président du Mouvement des grandes entreprises de Côte d’Ivoire. Constatée seulement en Côte d’Ivoire, cette pratique irrite, à dire vrai, le gouverneur de la BCEAO.

 

« Pas de problème de réserve ni de change »

Il a indiqué qu’il n’y avait aucune contrainte concernant les opérations de transfert des opérateurs économiques. Le niveau des réserves de l’institution bancaire sous régionale lui permet de faire toutes les opérations sans recourir à quoique ce soit.   « Quand une banque ne respecte pas la réglementation, elle est sanctionnée. Et c’est ce qui va être fait pour celles qui auront commis des entorses graves à la réglementation », a martelé Koné Tiémoko Meyliet qui a eu un entretien avec le système bancaire ivoirien.

La progression des transferts effectués par la banque centrale indique une évolution fulgurante surtout pour 2017 et même pour ce début d’année 2018. Il est ainsi établi que pour la Côte d’Ivoire, 97% des transferts transmis par les banques à la BCEAO depuis 2015, documents justificatifs à l’appui, sont faits en 24h. Ceux qui sont faits en 48h, révèle-t-il, sont ceux pour lesquels des informations importantes sont demandées.

 « Ce qui s’est passé, c’est qu’à un moment donné, les 20% ont permis aux opérateurs de faire des transferts qui n’étaient pas des transferts réglementaires. Compte tenu du fait que des ressources ne pouvaient être demandées à la BCEAO pour faire ces transferts, ils ont été facturés à des coûts beaucoup plus élevés », livre le gouverneur qui soutient que la banque centrale a été saisie de deux problèmes. Une enquête a été diligentée dans les banques et les résultats montrent qu’il y a « une transgression des règles édictées. » « Nous prendrons les décisions qui s’imposent, prévient-t-il.»  

 

La contrainte de 80/20 et le délai de 48h maximum

Koné Tiémoko Meyliet est formel, les réponses aux problèmes soulevés se trouvent dans l’application de la réglementation. Concernant la question des délais, premier point, il précise qu’un transfert transmis à la banque centrale doit être exécuté obligatoirement dans les 48h qui suivent. Un délai respecté jusque-là.

Le deuxième point est relatif à la non participation d’un certain nombre de banques à l’encaissement et à la domiciliation des produits. Celles-ci n’ont donc pas les 20% qui leur sont accordés pour leurs opérations courantes. « Dans ce cas, elles sont obligées de passer par la banque centrale. » Si les exportations effectuées par les opérateurs doivent être domiciliées dans une banque, fait remarquer le gouverneur, la contrainte de 80/20, c’est-à-dire l’obligation de rapatrier 80% des recettes d’exportation, vise à protéger les économies pour lesquelles le financement des exportations est très important.

Emmanuel Akani

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