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Mis à jour : 28 juin 2026, 07:52
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Transformation structurelle de l’économie ivoirienne – Le ministère de l’Industrie reconnait qu’il y a beaucoup à faire

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Un groupe d’industriels français qui a séjourné en Côte d’Ivoire du 19 au 21 septembre 2017 s’est imprégné des atouts de l’économie ivoirienne et des opportunités d’affaires qu’elle offre. Ces opérateurs économiques ont participé le mardi 19 septembre, à la Maison de l’entreprise, au Plateau, à un séminaire au cours duquel le directeur de l’activité industrielle, Komenan Mougoh, a présenté les projets en cours de développement et décliné les besoins d’expertises et de technologies pour leur mise en œuvre. Le cadre du ministère de l’Industrie et des Mines a rappelé l’ambition de l’Etat ivoirien de relever le défi de l’industrialisation, afin d’accroitre de façon significative la contribution du secteur industriel dans la création de richesses et d’emplois. En vue de contribuer à renforcer la compétitivité des entreprises industrielles, le ministère a ainsi mis en œuvre le Programme national de restructuration et de mise à niveau (PNRMN) des entreprises d’un coût de 152,6 milliards Fcfa, hors Fonds de garantie d’un montant de 63,6 milliards FCFA, sur cinq ans.

« Nous apportons un appui aux entreprises pour relever leur rendement et leur niveau de productivité. Nous les appuyons par le biais de la formation. Nous ne pouvons pas aller à l’émergence sans des entreprises compétitives, sans la transformation des produits agricoles et une industrie performante », a déclaré le collaborateur de Jean Claude Brou. « Il y a beaucoup à faire mais nous travaillons à résoudre les problèmes. Et quand il arrive que l’Etat prenne des mesures jugées handicapantes, la possibilité est donnée de discuter de ces problèmes au niveau du comité de concertation Etat-secteur privé », a-t-il rassuré.

Le manque des ressources humaines qualifiées

Le directeur technique de Sucrivoire, filiale du groupe SIFCA, Francis Laurent a indiqué au cours des échanges que la société compte faire passer sa production de 100 000 tonnes actuellement à 160 000 Fcfa d’ici cinq ans. Pour ce faire, il est envisagé de doubler la capacité de production de l’usine de Borotou Koro et d’augmenter celle des installations de Zuénoula de 30%. La société qui produit sa propre énergie à base de biomasse éprouve des difficultés pour trouver sur place des ressources humaines qualifiées. Ce besoin se fait sentir également à Filtisac, qui déplore le manque de formation des ingénieurs qui sortent des grandes écoles. Cette entreprise envisage, elle, d’améliorer son système de production, de sorte à réduire considérablement les gaspillages énormes de joute constatés. Filtisac, il faut le dire, compte également produire de l’énergie pour sa propre consommation.

Philippe Miquel, directeur régional de Engie Western & central Africa soutiendra pour sa part que la révolution en matière d’énergie vient du solaire dont le coût de production a beaucoup baissé. Mais aussi des autres sources intermédiaires d’énergie, moins chères et perçus comme des éléments de compétitivité. Antoine Ancona, directeur du CFAIA de l’AFPM de Lyon, proposera, pour relever le défi, la mise en place de systèmes de formation complémentaires avec le système éducatif ivoirien, et prenant en compte les besoins et préoccupations des entreprises en matière de ressources humaines.

Un environnement hautement concurrentiel

Tirant les conclusions des échanges, Aurélien Barby, le directeur du développement industriel de l’UIMM de Lyon, en France, a déclaré que les entreprises françaises sont « dans un environnement hautement concurrentiel, avec la présence des Asiatiques, particulièrement des Chinois. » Selon Anconia, cet environnement concurrentiel, même si les Ivoiriens sont globalement francophiles, devrait être « un véritable stimulant » pour les entreprises françaises.

Edouard Amichia

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